Ateliers pluridisciplinaires de sensibilisation et de réflexion

➔ Auprès des professionnels

Afin d'informer les professionnels susceptibles d’orienter les jeunes vers le dispositif laVita, des ateliers de sensibilisation et de réflexion pluridisciplinaires sont mis en place. Ils sont animés par des spécialistes, experts de l’adolescence en mal être et de la crise suicidaire, tels que des psychiatres, des psychologues, des sociologues, des philosophes, des historiens, des anthropologues et des éducateurs.

Un représentant des associations partenaires participe aux ateliers.

➔ Qui sont les professionnels concernés par ces informations-sensibilisations ?

Ces actions de sensibilisation sont proposées aussi bien à la communauté éducative (les chefs d’établissements, médecins, infirmières scolaires, CPE, enseignants et professeurs principaux qui le souhaitent), ainsi qu’aux médecins généralistes, gynécologues, dermatologues et pharmaciens et aussi aux conseillers d’orientation et psychologues des Missions locales et aux bénévoles d’association d’écoute, de parents d’élèves et de familles.

Nous souhaitons également sensibiliser les intervenants et les encadrants des associations de prévention du suicide ainsi que les services des urgences de l’AP/HP. Les professionnels de l’entrepreprise (médecins du travail, comités d’entreprises, syndicats) nous semblent également concernés.

Les travailleurs sociaux œuvrant dans les foyers de jeunes travailleurs, de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) et l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) peuvent également souhaiter participer à nos interventions.

Tous ces professionnels potentiellement demandeurs de conseils sont sensibilisés pour mieux décoder, détecter, dépister et repérer les signes du mal-être des jeunes et mieux répondre à ces jeunes en détresse psychologique.

➔ Les ateliers

Chaque atelier propose des techniques simples de reconnaissance des signes de la dépression et des troubles anxieux dans l’objectif de prévenir la crise suicidaire chez le jeune. Les professionnels bénéficiant de ces ateliers améliorent ainsi leurs pratiques et sont informés des référents à contacter. Ils bénéficient également d’un éclairage sur des notions de pathologies psychiatriques. Pour augmenter les chances de succès de ces ateliers de sensibilisation, la communication autour de l'atelier doit être la plus large possible.

Les différents ateliers proposés

- Auprès des professionnels travaillant dans les établissements scolaires

Les médecins scolaires, les infirmières sont les relais incontournables entre l’école et les soins. Les professionnels de l’Éducation nationale bénéficient actuellement de formations et d’échanges pour mieux appréhender les adolescents avec lesquels ils travaillent. Les ateliers et les intervenants laVita peuvent s'intégrer dans ce réseau.

Les professionnels du milieu scolaire sont les plus aptes à repérer les signes de souffrance psychique des jeunes :

- difficultés comportementales (instabilité, agitation, crises de colère, violence verbale ou participation fréquente à des bagarres ou, à l’inverse, passivité ou inhibition, actes délictueux (vols, dégradations...),

- consommation de produits toxiques, fugues, retards fréquents, absentéisme, hyper-investissement,

- radicalisation, endoctrinement, dérives sectaires et manipulations.

"Quand l’adolescent va mal, son comportement est une demande de soins dont il faut tenir compte, même en l’absence de consentement par la parole ». Pr. Philippe Jeammet - La souffrance des adolescents.

Mais savoir réagir est complexe, d’autant plus qu’aucun signe pris isolément ne suffit à déceler une dimension pathologique.

- Auprès des médecins généralistes

Entre enfance et âge adulte, les adolescents ne sont pas des patients comme les autres. L’intimité et la confidentialité revêtent pour eux une très grande importance. Il faut savoir instaurer un climat de confiance pour réussir la rencontre et repérer la souffrance psychique.

C’est pourquoi laVita propose aux médecins généralistes des formations sur la crise suicidaire et le mal-être à l’adolescence. En effet, des études menées auprès des médecins généralistes du Réseau Sentinelles démontrent leurs difficultés à identifier les jeunes patients à risque et à les prendre en charge. Trois quart des adolescents consultent un médecin au moins une fois dans l’année. Un médecin généraliste peut recevoir jusqu’à six jeunes suicidaires par an. Selon les statistiques, au cours des cinq dernières années, huit médecins généralistes sur dix ont été confrontés à la tentative de suicide d’un patient. Leur rôle est essentiel pour repérer les signes d’alerte et prendre en charge des troubles faisant craindre un passage à l’acte suicidaire.

Dans le cadre de la formation continue du médecin généraliste, laVita propose des ateliers uniquement consacrés à l’adolescence. Tous les médecins ayant participé aux modules laVita, ont la possibilité, un an après, d'évaluer les apports de ces ateliers pluridisciplinaires dans leur pratique professionnelle, leurs consultations ou leur approche de la relation thérapeutique. Ces médecins, acteurs de santé publique, ont un rôle majeur à jouer dans la prévention et le suivi du jeune en mal-être.

- Auprès des Missions locales de Paris Île-de-France

Les Missions locales, initialement créées pour accueillir les jeunes les plus en difficultés, sortis sans diplôme de l’Éducation nationale et habitant des quartiers et zones sensibles, se sont progressivement développées sur tout le territoire français. Elles accueillent actuellement 1.200.000 jeunes par an.

Elles proposent un accompagnement tout au long du "parcours d’insertion" du jeune, par un "conseiller généraliste" qui écoute, conseille et peut mobiliser des dispositifs d’orientation, de formation et d’emploi. Les jeunes reçus en mission locale constituent un public en très grande vulnérabilité sociale qui présente des risques importants en matière de santé mentale et/ou de radicalisation.

Les Missions locales contribuent à la promotion de la santé, à l’amélioration de la qualité de vie et du bien être des jeunes. Plus le jeune est en souffrance, moins il semble enclin à demander de l’aide, déniant un état pourtant manifeste. La demande de suivi est alors suggérée, encouragée, accompagnée par les conseillers qui peuvent les orienter vers le dispositif.

- Auprès des différentes associations d’écoute

SOS Amitié, Suicide Écoute, Croix Rouge Écoute, SOS Phoenix, Phare et les associations de prévention du suicide et d’écoute. laVita propose à l’UNPS et au collectif Téléphonie Sociale et en Santé (TeSS) de sensibiliser ces associations grâce à des formations gratuites sur différents thèmes comme le deuil, la rupture, la crise suicidaire, l’adolescence, afin de leur donner la possibilité d’orienter l’appelant vers le dispositif laVita.

- Auprès des services des urgences de l’AP/HP

Il est essentiel que LaVita soit en lien avec les services d’urgence des hôpitaux de l’AP/HP.

Dès 1998, dans leurs recommandations de prises en charge hospitalières des adolescents après une tentative de suicide, adressées à tous les psychiatres, psychologues et urgentistes, les services de l’AP/HP ont préconisé que tout jeune ayant fait une tentative de suicide, bénéficie d’un suivi dans un établissement de soins. Il est souhaitable qu’un accueil spécifique soit réservé aux adolescents dans les services des urgences hospitalières.

- Auprès des entreprises

laVita intervient dans le monde de l’entreprise auprès des DG, DRH, DIR/COM, médecins du travail, responsables de Comités d’Entreprises et des organisations syndicales, afin d’informer les salariés dont les enfants pourraient avoir besoin d’aide, de l’existence de laVita et de son dispositif.

Des supports de communication dédiés sont mis à leur disposition.

Le cas échéant, et uniquement sur demande, laVita organise des conférences ou ateliers sur le mal-être, auprès des médecins du travail, des personnels paramédicaux, des comités d’entreprise, ou encore des syndicats.