Rejoignez laVita

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laVita a conçu un dispositif novateur et gratuit, destiné à la prévention du mal-être des jeunes de 15 à 25 ans domiciliés à Paris et en proche banlieue.

Dans le cadre du développement de son activité, l'association laVita propose des missions de suivi de ces jeunes à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes travaillant en cabinet libéral depuis au moins 3 ans.

Plusieurs profils professionnels et spécialités sont concernés :

- Psychiatre psychothérapeute spécialiste de l’adolescence,
- Psychiatre urgentiste pouvant assurer des VAD,
- Médecin généraliste pouvant assurer des VAD et formés à ce type d’intervention,
- Psychologue clinicien spécialiste de l’adolescence ayant pratiqué en institution et/ou cabinet libéral,
- Psychologue bilanteur : être formé à la pratique du Rorschach (école dite "de Paris" Chabert / Rausch de Traubenberg) et du TAT (Thematic Aperception Test (grille de lecture Shentoub /Debray),
- Se former aux autres tests utilisés : l’échelle de Wechsler, le MINI, l’échelle d’idéation suicidaire de BECK, l’échelle d’évaluation spécifique de la dépression de l’adolescent et au CAARMS,
- Thérapeute familial systémicien,
- Psychothérapeute inscrit sur la liste des psychothérapeutes de l'ARS d'Île-de-France.
 
Les engagements auprès de laVita
 
Pour le psychologue référent :

- Adhérer à l’association laVita,
- Pouvoir suivre à votre cabinet, jusqu’à 5 jeunes patients âgés de 15 à 25 ans par an,
- Vous allez devenir les coordinateurs du parcours de soins des patients,
- Pouvoir accueillir sans délais un jeune une fois sa demande validée,
- Participer à une supervision collective par les superviseurs de laVita,
- Assister aux formations complémentaires obligatoires sur différents thèmes (crise suicidaire, dépression, schizophrénie, conduites à risques), participer, si nécessaire, à une astreinte téléphonique d’environ 2 à 3 heures par mois, par transfert de ligne,
- Pour les bilanteurs: libérer une journée régulièrement (selon l’activité de laVita) afin de réaliser les passations et restitutions.
 
laVita propose un fonctionnement en réseau, selon la procédure suivante :
 
- Chaque psychologue référent est garant du suivi du jeune et de toutes ses orientations,
- Le psychologue référent oriente vers le psychologue bilanteur, le psychiatre, le thérapeute familial, le travailleur social, les activités d’art-thérapie,
- Le psychologue référent peut être amené à recevoir les parents du jeune une à deux fois dans l’année de suivi pour aider la famille,
- Le psychologue bilanteur effectue un bilan psychologique complet d’évaluation, pour chaque jeune entrant dans le parcours de soins. Lors du compte-rendu oral ou restitution devant le jeune, le psychologue référent est présent. Un compte-rendu est prévu pour les parents en accord avec le jeune. Le psychologue référent est également présent lors de cette restitution. Un compte-rendu écrit sécurisé, sera transmis au psychologue référent.
- Un psychiatre urgentiste effectue des VAD,
- Un psychiatre pose le diagnostic et prescrit un traitement,
- Un psychiatre évalue la nécessité d’une hospitalisation en urgence,
- Le psychologue référent oriente vers la thérapie familiale si nécessaire.


Tous les praticiens sont rémunérés mensuellement par laVita, sur présentation d’une note d’honoraire validée. Il s'agit d'un exercice libéral qui nécessite que vous soyiez en règle avec l'administration fiscale et les organismes de cotisations sociales.

Si notre démarche vous intéresse et que votre profil correspond à nos critères, vous pouvez postuler en nous envoyant un Email avec les documents suivants :

- Lettre de motivation, précisant à quelle fonction laVita vous postulez (référent, bilanteur, thérapeute familial, acceptant de réaliser également des VAD...)
- CV
- Adresse de votre cabinet
- Téléphone mobile
- N° ADELI et/ou N° Urssaf - SIRET
- Attestation d'assurance professionnelle
- Copie du diplôme MASTER de psychologue clinicien
 
Un comité d’experts constitué de psychiatres et de psychologues évaluera votre candidature.

Le mal-être des jeunes

"Pourquoi cette vie ?" Le mal-être des jeunes - association laVita
Par laVita, le 23 janvier 2016

Pourquoi des jeunes gens sont-ils si désespérés, au point de vouloir en finir ? Pour concevoir les bonnes mesures de prises en charge, il est nécessaire de comprendre les raisons intimes et profondes de ce "meurtre de soi-même". 

L’adolescence est marquée par de profonds bouleversements physiques et psychologiques. Chez les jeunes les plus vulnérables, une dépression grave peut s’installer, jusqu’à l’acte irréparable qu’ils considèrent alors comme la seule façon de mettre un terme à une souffrance existentielle insupportable. Ils recherchent l’apaisement que seule la mort, selon eux, semble pouvoir leur apporter.

Le jeune qui échappe à la mort, dira fréquemment qu’il n’a pas voulu mourir mais qu’il n’en pouvait plus. De quoi ? Il ne le sait pas très bien. Comme l’écrit Xavier Pommereau, "de l’image qu’il a de lui-même, de son corps, de sa vie qu’il ne maîtrise pas et qui lui apparaît plombée, comme si le passage à l’acte le libérerait de cette vie qu’il ne peut plus supporter". Ados en vrille, mères en vrac, Albin Michel, janvier 2010

"Si je me tue, ce n’est pas pour me détruire, mais pour me reconstituer" Antonin Artaud - Le Pèse-Nerfs

Dans le passage à l’acte, le jeune recherche un changement d’état. Pris dans l’impasse du processus suicidaire, il a le sentiment de ne pas être aimé. Il accumule les frustrations et se dévalorise. 

Les proches, l'environnement de proximité

Chaque année des milliers de familles connaissent le drame de la tentative ou du suicide de leur adolescent, sans compter les prises de risques inconsidérées dont beaucoup relèvent de conduites suicidaires. Les proches, les amis, les témoins
sont anéantis.

"Tout suicide est une tragédie. Cet acte désespéré a un impact sur tout un environnement, toute une communauté et est profondément dévastateur, y compris longtemps après la perte de l’être cher. Le suicide ne figure que très rarement au rang des priorités en matière de santé publique. Malgré des avancées certaines dans la recherche et les connaissances en matière de suicide et de prévention du suicide, le tabou et la stigmatisation qui lui sont associés perdurent. Les personnes  concernées sont souvent laissées à l’écart ou demandent rarement de l’aide et celles qui cherchent de l’aide sont confrontées à de nombreux systèmes et services de santé incapables de proposer une assistance efficace et opportune." Dr Margaret Chan - DG de l’OMS (Rapport "Prévention du suicide : l’état d’urgence mondial 2014")

Quand faut-il s'inquiéter ?

Un adolescent est en réelle souffrance lorsqu’il modifie ses comportements dans différents domaines : il refuse de s’alimenter, dort mal ou peu, se néglige, maltraite son corps, se replie sur lui-même ou se montre agressif, sort beaucoup ou ne voit plus du tout ses copains, ne répond plus au téléphone, désinvestit l’école... L’accumulation de problèmes (émotionnels, comportementaux, cognitifs) constitue le symptôme qui doit alerter l’entourage. La tentative de suicide (TS) chez l’adolescent ne survient pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais souvent à la suite d’un stress grave, entraînant un déséquilibre psychique important et durable et après plusieurs vaines tentatives pour résoudre le problème.

Toute personne qui fait une tentative risque de reproduire son geste dans plus de 30% des cas et dans les 3 à 6 mois après le premier passage à l’acte. L’issue de cette tentative réitérée est souvent fatale. Aussi, les systèmes de veille préconisés dans les services des urgences (notamment par le Pr. Vaiva à Lille) après une tentative de suicide (TS) sont indispensables. 

 

laVita, un dispositif novateur

Par laVita, le 22 janvier 2016

"Les politiques de prévention doivent prendre en compte la dimension multifactorielle du suicide et l’évolution constante des facteurs de risque" selon Didier Bernus, rapporteur de l’avis du CESE 2013 (Conseil Économique et Social et Environnemental), soulignant "qu’il serait nécessaire d’attribuer des moyens humains et financiers permettant la mise en œuvre effective des politiques de prévention". 

La saturation du dispositif de psychiatrie infanto-juvénile en France et surtout à Paris (CMP et CMPP) est avérée. Les structures d’accueil et de prévention du suicide sont passées en Île-de-France d’une dizaine il y a quelques années à quatre aujourd’hui (Avis du CESE 2013). Les dispositifs existants sont donc très insuffisants par rapport à la demande (manque de psychiatres, d’infirmiers et de médecins scolaires), avec des conséquences importantes sur le repérage et le suivi, dès les premiers signes d’alerte, malgré des initiatives innovantes comme les Maisons des Adolescents (MDA), les Points Accueil Écoute Jeunes (PAEJ) et les équipes mobiles de pédopsychiatrie. (Cf. DRESS Etudes et résultats N°341 Les secteurs de psychiatrie infanto-juvénile).

Aujourd’hui, la seule possibilité de prise en charge financière d’un suivi psychologique passe par l’orientation vers un centre médico-psychopédagogique (CMPP) ou vers un centre médico-psychologique (CMP), avec des délais d’attente sur Paris et l’Île-de-France de plusieurs mois.

L’étude du BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire 2011) note que les programmes de prévention et de suivi des tentatives de suicide, devraient s’attacher à orienter vers des actions spécifiques les adolescents particulièrement vulnérables (Adolescents en souffrance - Rapport 2007). 

➔ La visibilité de laVita

Le dispositif se fera connaître par :

• Une campagne de communication réalisée par Publicis (spots TV, radios, presse, affiches, Flyers).

• Les modules de sensibilisation et de formation pluridisciplinaire dispensés par laVita auprès de professionnels concernés, (communauté éducative, médecins généralistes, Missions locales, bénévoles et professionnels des associations d’écoute, association des familles et de parents d’élèves professionnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et de l’Aide Sociale à l'Enfance).

Le jeune prendra contact avec le dispositif laVita soit par téléphone, par internet : sur le site web et le forum de discussion laVita. Les réponses aux questions seront assurées dans les 24h. La plateforme téléphonique LaVita sera ouverte 24h/24, 7j/7 avec une orientation adaptée.

Si le jeune est conscient de son mal-être et en parle à ses proches, il pourra alors contacter directement laVita. Les professionnels de santé de son entourage, sensibilisés et ainsi alertés sur le mal-être du jeune, pourront l’orienter vers laVita.

Si le jeune est dans le déni, un proche ou un professionnel de santé ayant repéré son mal être, contactera laVita en sa présence pour prendre un rendez-vous.

Engagement contractuel entre le jeune et le psychothérapeute référent

Chaque jeune passera un contrat moral l’engageant à suivre une psychothérapie de soutien. Lors du premier entretien, le thérapeute référent lui en expliquera la nécessité et définira clairement le cadre du suivi psychothérapeutique gratuit.

Si le jeune est mineur, un accord parental sera nécessaire tant pour le suivi psychologique que pour les bilans d’évaluation. Lorsque le jeune ne se présente pas au rdv fixé, le thérapeute le joindra afin de connaître les raisons de cette absence. laVita en sera informé par retour. Le thérapeute, comme le jeune, s’échangeront les coordonnées nécessaires, qui leurs permettront de rester joignables à tout moment. 

➔ Le processus de suivi

Il concernera :

• Toute personne âgée de 15 à 25 ans, non prise en charge par les dispositifs existants (CMP/CMPP, MDA, Points jeunes...) et habitant Paris et sa banlieue.

• Repéré par un professionnel de proximité comme tout jeune présentant un risque d’effondrement important, voire d’un passage à l’acte suicidaire ou une conduite à risques.

• Le suivi psychothérapeutique sera hebdomadaire sur une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans, selon la relation de l’adolescent avec le psychothérapeute et son investissement dans un travail de psychothérapie.

• Chaque suivi donnera lieu à une évaluation psychopathologie annuelle.

• Tout jeune intégrant le dispositif, après sa prise de contact avec un thérapeute laVita, bénéficiera de différents bilans d’évaluation psychopathologique afin de ne pas passer à côté d’une pathologie sévère. Ces bilans, indispensables, permettront l’élaboration du diagnostic éventuel et la mise en place d’un suivi et d’une orientation adaptée le cas échéant.

• Les bilans seront présentés au jeune par le psychothérapeute référent. Lors du deuxième entretien, celui-ci l’orientera vers un psychologue "testeur" chargé de réaliser les bilans. Le psychothérapeute référent expliquera au jeune l’importance et la nécessité de passer ces bilans, leur utilité pour lui et sa famille ainsi que pour son suivi psychothérapeutique.

• Réalisés par des psychologues spécialisés sous la responsabilité de psychologues superviseurs, les bilans seront adaptés à chaque jeune suivi, pour mieux appréhender son mal-être, participer, voire s’engager plus activement dans sa thérapie. Ces bilans d’évaluation et tests sont des outils thérapeutiques et permettront au jeune de se reconnecter avec lui-même, les autres, avec
sa propre créativité, ses potentiels.

• Les psychothérapeutes recrutés par laVita et exerçant en cabinet libéral seront psychologues cliniciens et/ou médecins psychiatres, pédopsychiatres, psychothérapeutes spécialisés sur les questions de l’adolescence.

• Ces professionnels bénéficieront de deux formations annuelles sur la crise suicidaire et seront supervisés tous les deux mois. 

➔ Le groupe de parole

Les adolescents aiment à se retrouver en groupe, à la recherche de marqueurs communs (langage, gestuelle, vêtement, musique). Le groupe de parole favorise ainsi les échanges à travers sa dimension collective, tout en préservant l’expression individuelle et la confidentialité. Le groupe permet également de réguler les tensions, l’impulsivité.

• Un groupe de parole sera organisé une fois par mois, avec une dizaine de jeunes. Lors de leurs séances de supervision, chaque thérapeute évaluera lequel ou lesquels de ses patients bénéficieront du groupe de parole.

• Lors d’un entretien individuel avec un professionnel, le jeune s’engagera à respecter les différentes règles soumises au groupe.

• Le groupe de parole sera co-animé soit par des médiateurs, des éducateurs, ou des travailleurs sociaux formés à la dynamique de groupe. Il se déroulera une fois par mois, dans un même lieu. 

➔ Accompagnement de la famille, des parents

Les parents peuvent, sous réserve de l’accord du jeune, être reçus par le psychothérapeute référent de leur enfant, afin d’améliorer leur compréhension de son mal être et être soutenus. Deux séances annuelles sont prévues pour les parents avec ou sans leur enfant. Si cela s’avère nécessaire, une orientation vers une thérapie familiale sera préconisée.

La famille est en perpétuelle évolution

Plus de 4 millions d’enfants ne vivent pas avec leurs deux parents. Les familles monoparentales sont davantage exposées à la vulnérabilité économique et psychologique (logement, loisirs, réseau de relations..). Lorsque la séparation parentale est conflictuelle, elle pèse sur l’équilibre de l’enfant.

En France, les familles monoparentales représentent environ 20% de l’ensemble des familles. 48% des divorces se passent mal et 15 % d’entre eux sont très conflictuels. Tout enfant peut être amené à subir des ruptures dans ses relations personnelles avec un des deux parents (résidence, rencontres, contacts...).

Élever seul(e) un enfant n’est pas simple. laVita proposera des thérapies familiales et des soutiens à la parentalité, en partenariat avec les associations spécialisées en thérapies familiales.